De l’importance de s’hydrater (en confinement) 

Confinement oblige, Bonjour Emile propose une découverte des quelques sous-terrains trop cool du Val de Loire.

Confinement oblige, Bonjour Emile propose une découverte des quelques sous-terrains trop cool du Val de Loire.

Bon, d’accord, personne ne sait prononcer Meung, mais c’est pas une raison pour passer à côté des 4 mois de prison du premier “poète maudit” français du Moyen Age, François Villon. Rien à voir avec Pénélope.

Attention à la tête, on descend.

On peut le dire, François Villon n’est pas vraiment un “poète de cour” à se siffler du bon vin entre bonnes personnes. C’est plutôt un lettré diplômé mais sacrément bad boy. Il arpente les rues étudiantes du quartier Latin de Paris pendant les longues périodes de grève de l’université, et il enchaîne les sales histoires. Dans une rixe, suite à un vol dans une église, il tue même un prêtre, l’obligeant à fuir Paris.
Après un passage en tant que poète à la cour de Charles d’Orléans à Blois, où sa personnalité ne colle pas avec les conventions, il est rattrapé par la patrouille, direction la prison ! En l’occurrence, celle de l’évêque d’Orléans Thibault Daussigny, “la dure prison de Mehun“. Nous sommes à l’été 1461.
La question par l’eau
On ne connait pas vraiment les raisons précises de cette incarcération, mais toujours est-il que le poète rebelle vit quatre mois très très difficiles. Il subit notamment la fameuse question par l’eau, torture d’Ancien Régime qui consiste à le faire ingurgiter des litres et des litres d’eau (en lui nouant le pénis je ne sais comment pour l’empêcher d’uriner), accroché sur une table !
Faisant preuve d’une incroyable force, Villon est “récompensé” et envoyé par ses juges à la prison perpétuelle, c’est à dire à attendre la mort avec du pain et de l’eau. (ah non ça suffit l’eau ! )
Quelques mois plus tard, Villon est miraculeusement libéré par Louis XI. En effet, il était de tradition que les Rois libèrent des prisonniers lors de leurs passages dans les villes du Royaume.

Google est allé faire un Street View dans les sous-terrains du château, voici le lien, la visite vaut le coup en cette période de confinement.

Attention à la marche !

 

 

Cette newsletter, elle, n’a pas été torturée à l’eau, je vous l’assure.
Elle a plutôt été arrosée à l’Orléans – Cléry et réalisée avec beaucoup d’amour en partenariat avec :

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