Un philtre sans filtre

A Tours, sur l’île Balzac, on peut rencontrer un certain Honoré, un âne plutôt sympa à qui il ne faut pas donner à manger… Mais je vais vous parler du vrai Balzac qui, lui, ne se privait pas pour boire.

Au cœur de la Touraine, le château de Saché est l’un des lieux d’inspiration privilégiés d’Honoré de Balzac.

Il faut savoir une chose… Balzac était un énorme consommateur de café, il en buvait  jusqu’à 50 tasses par jour ! Pas deux ou trois comme vous hein 😉 50, oui oui 50. Disons qu’il faut bien ça pour écrire 18h par jour.
Balzac se faisait son propre café en mélangeant du moka, du bourbon et du martinique. On est loin des capsules de couleurs ! Un assemblage très fort, qui, disons-le franchement, n’a pas dû l’aider à soigner ses carences pulmonaires. On dit même que c’est le café qui l’a emporté, c’est dire…

Un torréfacteur d’Azay-le-Rideau a refait la recette (et vous pouvez la goûter)

C’est au torréfacteur Max Cafés que nous devons ce breuvage. L’entreprise locale a recréé le café de Balzac “à partir de trois cafés identiques à ceux décrits par l’écrivain” ! Il est en vente à la boutique du Château de Saché et dans quelques épiceries fines de la région.
Mais laissons l’homme en parler lui-même, un sourire charmeur au coin des lèvres et une tasse de café à la main. A lire sans modération
«Ce café tombe dans votre estomac (…) Dès lors, tout s’agite: les idées s’ébranlent comme les bataillons de la grande armée sur le terrain d’une bataille, et la bataille a lieu. Les souvenirs arrivent au pas de charge, enseignes déployées; la cavalerie légère des comparaisons se développe par un magnifique galop; l’artillerie de la logique accourt avec son train et ses gargousses; les traits d’esprit arrivent en tirailleurs; les figures se dressent; le papier se couvre d’encre, car la veille commence et finit par des torrents d’eau noire, comme la bataille par sa poudre noire
Extrait du Traité des excitants modernes de Balzac paru en 1839.
Quoi d’autre? 😉

 

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